Une proposition visant à supprimer les dates limites de consommation sur certains produits secs, comme les pâtes, le riz ou les céréales, pourrait bientôt voir le jour. Cette initiative, issue des États généraux du gaspillage alimentaire, a été présentée cette semaine à l’Assemblée nationale.
Chaque année, un foyer français jette en moyenne pour 135 euros de denrées encore parfaitement consommables, soit l’équivalent de près de deux semaines de courses. Face à ce constat, les conclusions des travaux, pilotés par le député Guillaume Garot, suggèrent de revoir la réglementation sur les dates de durabilité minimale (DDM) pour les produits non périssables.
« Des aliments comme les pâtes ou le riz ont une conservation très longue. Il est temps de simplifier les choses pour les consommateurs en supprimant ces dates, comme c’est déjà le cas pour le sucre ou le vinaigre », a déclaré le parlementaire lors d’une réunion rassemblant distributeurs, agriculteurs et restaurateurs.
Les recommandations, synthétisées dans un « Agenda 2030 », doivent déboucher sur une proposition de loi au printemps. Elles incluent également un appel à l’Union européenne pour élargir la liste des produits exemptés de DDM. La Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) a salué cette orientation, soulignant l’absence de risque sanitaire pour ces produits.
Le plan d’action comprend d’autres volets, tels que le renforcement de l’éducation alimentaire dans les écoles, la création d’une semaine nationale de lutte contre le gaspillage, ou encore le développement des dons alimentaires. Le gouvernement a par ailleurs annoncé l’extension prochaine du label « antigaspillage » à de nouveaux acteurs du secteur.