À moins d’un mois du scrutin municipal, la ville de Belfort se retrouve privée d’une candidature portée par le Rassemblement national. Le parti a officiellement retiré son soutien à Quentin Macullo, initialement désigné pour conduire sa liste.
La décision fait suite à la réapparition d’anciennes publications sur les réseaux sociaux du jeune candidat de 23 ans. L’une d’entre elles, datant de 2022, pointait du doigt la proportion de prénoms « à consonances étrangères » parmi les nouveau-nés de la commune, un commentaire accompagné de précisions jugées polémiques.
Membre actif des instances locales du parti et collaborateur parlementaire d’un député RN, Quentin Macullo avait pourtant été défendu publiquement par certains cadres du mouvement il y a encore quelques semaines. Ces derniers estimaient alors que ses propos n’étaient pas nécessairement répréhensibles.
Cette affaire s’inscrit dans une série de récents désinvestissements opérés par la formation politique, soucieuse d’éviter les controverses à l’approche des élections. La direction nationale affiche une ligne de fermeté, affirmant ne pas hésiter à écarter toute personnalité dont les prises de position ou les écrits passés seraient en contradiction avec ses principes affichés.
La stratégie de « tolérance zéro » mise en avant vise manifestement à tourner la page des scrutins précédents, où plusieurs candidats controversés avaient nui à l’image du parti. Le président du mouvement a récemment réaffirmé sa détermination à exclure sans faiblir les éléments considérés comme marginaux ou inopportuns.
À Belfort, le retrait de cette liste laisse le champ libre aux autres forces politiques en présence, dans une ville qui devra choisir ses représentants dans quelques semaines.