Une vague de vols ciblant les pots catalytiques a immobilisé une partie significative de la flotte de bus d’une entreprise de transport à Draguignan. Dans la nuit du 16 au 17 mars, des individus ont sectionné et dérobé ces pièces essentielles sur plusieurs véhicules, les rendant inopérants.
À leur arrivée au dépôt, les conducteurs ont découvert les dégâts. Le démarrage des moteurs a produit un vacarme anormal, signe caractéristique de l’absence du système d’échappement. « Avec un moteur de cette taille, le bruit est assourdissant. Ces bus sont clairement hors d’état de circuler », a rapporté l’un des chauffeurs.
Les conséquences se sont fait sentir dès les premières heures. Certaines lignes de transport scolaire n’ont pu être assurées, contraignant de nombreuses familles à improviser en urgence pour le trajet des enfants. « Nous avons été avertis très tard. Il a fallu s’organiser rapidement, notamment via du covoiturage, pour que tout le monde puisse se rendre en classe », a témoigné une mère de famille.
Ce n’est pas un cas isolé dans la région. Il y a quelques mois, une trentaine de bus avaient subi le même sort dans un dépôt des Bouches-du-Rhône. L’appétit des voleurs pour ces pièces s’explique par leur composition : elles contiennent des métaux précieux comme le platine, le palladium ou le rhodium, ce dernier atteignant des cours bien supérieurs à celui de l’or sur le marché des métaux.
Une plainte a été déposée et les enquêteurs sont à la recherche des auteurs de ces méfaits. Pour pallier l’immobilisation de ses véhicules et assurer la continuité du service, notamment pour les écoliers, la compagnie de transport a dû faire appel à des autocars de location en urgence.