accueil FranceQuinze anciennes mannequins saisissent la justice française pour éclaircir les liens entre un ex-dirigeant du milieu et Jeffrey Epstein

Quinze anciennes mannequins saisissent la justice française pour éclaircir les liens entre un ex-dirigeant du milieu et Jeffrey Epstein

par Anaïs Hanquet
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Un collectif de quinze anciennes mannequins a officiellement saisi la justice française ce jeudi, l’exhortant à ouvrir une enquête sur Gérald Marie, ancien dirigeant d’une grande agence de mannequins. Ces femmes affirment détenir des éléments concrets établissant des connexions entre cet homme et le réseau du criminel sexuel américain Jeffrey Epstein.

Cette démarche intervient dans un contexte de levée progressive du silence sur les violences sexuelles systémiques au sein de l’industrie de la mode. Les plaignantes, de nationalités britannique, néerlandaise, américaine et suédoise, ont remis un courrier au parquet de Paris. Elles y déclarent pouvoir fournir des pièces à conviction, incluant des documents judiciaires et des correspondances électroniques, qui démontreraient une collaboration entre Gérald Marie, Jean-Luc Brunel – un agent décédé en détention – et Jeffrey Epstein lui-même.

« Notre objectif est que les autorités investiguent pleinement la nature des relations entre ces individus et déterminent si des actes répréhensibles ont été commis en commun », a déclaré une porte-parole du groupe. Parmi les signataires figure une ancienne journaliste d’investigation de la BBC, qui accuse Gérald Marie de l’avoir agressée sexuellement en 1998 alors qu’elle enquêtait sous couverture.

Le collectif souligne que la majorité d’entre elles ont subi des viols ou des agressions sexuelles sur le sol français, et que deux étaient mineures au moment des faits qu’elles imputent à Gérald Marie. « Aujourd’hui, âgées de cinquante à soixante ans, notre quête de justice reste intacte », ont-elles écrit.

Cette initiative s’appuie sur l’ouverture récente, par le parquet de Paris, de deux enquêtes préliminaires visant à analyser les signalements en lien avec l’affaire Epstein, l’une pour traite des êtres humains et l’autre pour infractions financières. Les plaignantes estiment que les preuves qu’elles détiennent peuvent éclairer ces investigations et contribuer à briser l’omerta qui a longtemps protégé les prédateurs dans le milieu du mannequinat.

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