accueil Faits diversL’ancien artisan des plumes du Lido devant la justice pour des accusations d’agressions sexuelles

L’ancien artisan des plumes du Lido devant la justice pour des accusations d’agressions sexuelles

par Sylvain Tronchet
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Un procès pénal s’ouvre ce lundi à Paris, mettant en cause un septuagénaire autrefois lié au monde scintillant du music-hall. Jean-Claude De Roo, âgé de 77 ans, ancien plumassier renommé pour son travail au cabaret du Lido sur les Champs-Élysées, est accusé de viols et d’agressions sexuelles sur des mineurs. Les faits, qu’il conteste fermement, seraient survenus sur une période s’étalant de 2007 à 2016.

L’instruction met en lumière le parcours de deux jeunes hommes, dont les chemins ont croisé celui de l’accusé à des moments de grande fragilité. Le premier, un adolescent de 14 ans en 2007 nourrissant l’ambition de devenir danseur, aurait été hébergé par Jean-Claude De Roo. Les enquêteurs décrivent une relation marquée par une emprise présumée, où l’influence et les promesses d’introduction dans le milieu du spectacle parisien auraient joué un rôle central.

Les éléments du dossier, fondés sur des témoignages multiples, évoquent une attirance de l’intéressé pour les mineurs. L’une des victimes présumées, aujourd’hui âgée de 33 ans, aurait déclaré aux enquêteurs avoir été la première à briser le silence, tout en affirmant ne pas être un cas isolé. Son avocate indique que son client attend désormais que la justice reconnaisse les souffrances endurées.

L’accusé, pour sa part, maintient sa version des faits. Il affirme avoir entretenu une relation consentie, initiée, selon lui, par le jeune homme concerné. La cour criminelle devra donc démêler ces versions contradictoires au cours de cette audience prévue sur trois jours.

Ce procès jette une lumière crue sur les mécanismes d’influence et les vulnérabilités qui peuvent exister en marge des univers artistiques les plus prestigieux. Il rappelle que les faits reprochés, graves par nature, le sont d’autant plus lorsqu’ils impliquent un déséquilibre flagrant entre l’accusé et les plaignants, alors mineurs. La suite appartient désormais à la justice.

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