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Airbus dévoile son chasseur de drones à bas coût

par Lionel Feuerstein
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Dans un contexte de prolifération des drones d’attaque bon marché, Airbus franchit une étape significative. Le groupe aéronautique européen a procédéé avec succès au premier vol d’essai de son nouveau système, le drone intercepteur « Bird of Prey ». L’objectif est clair : offrir une parade économique contre les essaims de drones kamikazes.

Le démonstrateur a validé ses capacités sur un site militaire allemand. De manière autonome, il a repéré, suivi et identifié une cible simulée, un drone de taille moyenne, avant de la neutraliser à l’aide d’un missile spécialisé. Ce missile, le Mark I, est développé par la start-up Frankenburg Technologies.

La rapidité de développement est notable. Moins d’un an s’est écoulé entre le lancement du projet et ce premier vol. Le prototype, dérivé d’un drone Airbus Do-DT25, présente des dimensions modestes – moins de trois mètres d’envergure – pour une masse au décollage d’environ 160 kilogrammes. Il peut actuellement embarquer quatre missiles, une capacité qui devrait doubler sur les versions opérationnelles.

L’argument principal réside dans le rapport coût-efficacité. Les missiles Mark I, d’une portée d’environ 1,5 kilomètre, sont conçus pour être produits en série à un prix unitaire avoisinant les 50 000 dollars. Une somme dérisoire comparée aux centaines de milliers d’euros que coûtent les missiles air-air classiques utilisés par les chasseurs modernes. L’idée est de pouvoir engager des cibles peu chères, comme certains drones kamikazes, sans dépenser démesurément.

Les dirigeants des entreprises impliquées soulignent l’adéquation de ce système avec les défis contemporains. Face aux menaces asymétriques et aux attaques par essaims, une défense aérienne abordable et scalable devient une nécessité tactique. Le « Bird of Prey » est conçu pour s’intégrer aux architectures de commandement de l’Otan, promettant une réponse intégrée et rapide.

Ce premier essai ouvre la voie à une nouvelle catégorie de défense : des intercepteurs réutilisables et peu coûteux, capables de protéger le ciel contre des menaces massives sans vider les arsenaux financiers. Une évolution qui pourrait redéfinir les équilibres dans la guerre aérienne de demain.

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