À l’approche du premier tour des élections municipales, le candidat socialiste à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, bénéficie d’un élan significatif en provenance du monde artistique et intellectuel. Une centaine de figures emblématiques ont publiquement apporté leur soutien à sa campagne.
Ce comité de soutien, placé sous la présidence conjointe de la gynécologue Ghada Hatem et de l’investisseur Thierry Déau, rassemble un large spectre de la création. Des comédiens renommés comme Laure Calamy, Denis Podalydès ou Sara Giraudeau côtoient des réalisateurs tels que Cédric Klapisch et des artistes comme le photographe Raymond Depardon. L’écrivain Laurent Gaudé et la plasticienne Éva Jospin font également partie de cette mobilisation.
Au-delà du cercle culturel, l’historien Patrick Boucheron, l’ancien secrétaire général de la CGT Philippe Martinez et le militant Lyes Louffok ont également rejoint les rangs des soutiens à Emmanuel Grégoire.
Cette vague de ralliements contraste fortement avec la situation de sa principale rivale, Rachida Dati. L’ancienne ministre de la Culture, candidate de la droite, peine à convaincre les mêmes milieux, ne recueillant qu’un soutien notable, celui de l’humoriste Dominique Farrugia. Ce fossé est perçu comme le résultat de relations tendues entretenues avec le secteur culturel durant son passage rue de Valois.
La stratégie de s’entourer de célébrités n’est pas nouvelle dans l’arène politique parisienne. Elle vise moins à convertir directement les électeurs qu’à créer une impression de dynamique et de modernité. Les derniers sondages placent Emmanuel Grégoire en tête du premier tour, mais annoncent une bataille serrée pour le second. Le poids réel de ces soutiens d’influence sur le verdict des urnes reste, comme à chaque scrutin, une question ouverte.