Home Dissolution de groupes violents : l’État annonce une série de mesures contre les extrémismes

Dissolution de groupes violents : l’État annonce une série de mesures contre les extrémismes

by Anaïs Hanquet
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Le gouvernement a procédé ce mercredi à la dissolution d’une organisation d’extrême droite basée à Montpellier, le « Bloc montpelliérain ». Cette décision, prise en conseil des ministres, fait suite à des activités caractérisées par des incitations à la violence et à la haine.

Cette action ne constitue qu’un premier pas. Les autorités ont en effet indiqué que trois autres collectifs violents, issus tant de l’ultradroite que de l’ultragauche, seront prochainement dissous. Parmi eux figurerait le groupe « Patria albiges », actif dans la région d’Albi. Depuis 2017, ce sont au total vingt-cinq structures radicales qui ont été démantelées par l’exécutif.

Parallèlement, une procédure est en cours pour dissoudre cinq antennes locales de la « Jeune Garde », un mouvement d’ultragauche préalablement interdit mais qui persisterait sous différentes formes. Cette initiative intervient dans un contexte particulier, quelques semaines après la mort d’un militant d’extrême droite, une affaire dans laquelle des proches de la Jeune Garde sont mis en cause.

Fin février, une réunion de haut niveau a rassemblé autour du chef de l’État les ministres de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que les responsables des services de renseignement. L’objectif était d’évaluer la menace posée par les groupes violents et leurs éventuels liens avec la sphère politique. Il a alors été demandé au ministre de l’Intérieur d’engager les démarches nécessaires contre les cellules identifiées de la Jeune Garde.

Selon des sources proches du dossier, les services de sécurité suivent de près les activités de plus de 5 000 individus appartenant à ces mouvances radicales, tous bords confondus, avec une prédominance numérique notable du côté des factions d’extrême droite.