Un avion d’Air France, affrété par les autorités françaises pour rapatrier des ressortissants depuis les Émirats arabes unis, a dû interrompre sa mission et rebrousser chemin jeudi soir. La décision du commandant de bord fait suite à la détection de tirs de missiles dans l’espace aérien de la région, compromettant les conditions de sécurité nécessaires à la poursuite du vol.
L’appareil, qui décollait de Paris-Charles-de-Gaulle à destination de Dubaï, voyageait sans passagers à son bord. Les responsables gouvernementaux ont tenu à préciser que l’avion n’était pas la cible des tirs, mais que le retour prématuré constituait une stricte mesure de précaution. Le ministre des Transports a réaffirmé la détermination de l’État à poursuivre les opérations de rapatriement, tout en insistant sur le principe de sécurité absolue pour les équipages et les futurs passagers.
Selon les derniers chiffres officiels, environ 5 000 Français présents dans la zone ont exprimé le souhait de rentrer. À ce jour, près de 750 personnes ont été évacuées via des vols spécialement affrétés, un nombre qui s’élève à 2 000 en incluant les rotations commerciales encore actives. Les priorités établies ciblent en premier lieu les personnes vulnérables, notamment les femmes enceintes et les enfants.
Face à cette situation complexe, le gouvernement indique que de nouveaux vols sont en cours de programmation. La ligne directrice reste inchangée : aucune prise de risque ne sera autorisée, et chaque décision de décollage sera subordonnée à une évaluation rigoureuse de la situation sécuritaire dans le ciel régional. Les compagnies aériennes, dont Air France, ont parallèlement suspendu leurs liaisons régulières vers la zone, confiant la gestion des listes de passagers éligibles aux équipes des ministères concernés.