La question de l’avenir du Parc des Princes refait surface avec l’arrivée d’Emmanuel Grégoire à la mairie de Paris, marquant un tournant potentiel dans un dossier longtemps bloqué. Contrairement à sa prédécesseure, le nouvel édile se déclare ouvert à la cession de l’enceinte au Paris Saint-Germain, une condition jugée essentielle par le club pour investir et se développer.
L’objectif affiché est clair : éviter à tout prix un départ du club de la capitale, une hypothèse que le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, n’a pas hésité à brandir en évoquant des sites en région parisienne. Le récent échange téléphonique entre les deux hommes, juste après l’élection municipale, semble indiquer une volonté commune de renouer le dialogue.
Toutefois, le chemin vers un accord s’annonce semé d’embûches. La transaction, si elle a lieu, devra être strictement encadrée. La Ville envisagerait de conserver un droit de rachat prioritaire, et les fonds issus de la vente seraient intégralement réinvestis dans le sport amateur et les espaces verts parisiens. « Il n’est pas question que l’argent public finance une enceinte de football professionnel », a martelé le maire, soulignant que ces ressources seraient bien plus utiles ailleurs.
Le principal obstacle réside dans la fixation du prix. L’offre de 38 millions d’euros précédemment formulée par le club avait été perçue comme dérisoire et sera sans doute le point de friction majeur des négociations à venir. De plus, l’exécutif municipal devra composer avec une opposition interne, notamment de la part des élus écologistes et de La France insoumise, farouchement attachés au maintien du stade dans le patrimoine public.
Emmanuel Grégoire souhaite soumettre deux options au vote du Conseil de Paris dès le mois d’avril : soit la vente sous conditions, soit la reconduction d’un bail de longue durée. Le PSG dispose actuellement d’un bail emphytéotique lui assurant l’usage des lieux jusqu’en 2044.
Le maire a fixé une échéance claire : les discussions devront aboutir au plus tard à la fin de l’été. En attendant, il a promis d’honorer les joueurs champions de l’an dernier, un geste symbolique fort envers le club. La prochaine rencontre à domicile, face à Toulouse, pourrait offrir une première occasion de scène commune. La balle est désormais dans le camp des négociateurs.